SNUipp-FSU de la Réunion
http://974.snuipp.fr/spip.php?article3492
METIER : Grenelle de l’éducation ...
mercredi, 9 juin 2021
/ snu974

Les conclusions de ce "grenelle" actent l’enterrement définitif d’une loi de programmation pluriannuelle de revalorisation des enseignant·es et des AESH.

Loin d’être “historique”, cette revalorisation restera anecdotique pour la majorité d’entre elles. Une partie des annonces chiffrées concernent des mesures déjà actées par ailleurs

- Reconduction de la prime direction d’école

- Extension en année pleine des mesures annoncées l’an dernier pour 100 millions

- Participation de l’État à la protection sociale complémentaire dans toute la Fonction publique ce qui représente 200 millions pour le million d’agent·es du ministère

Seuls 400 millions d’engagements nouveaux ne peuvent répondre à la baisse du pouvoir d’achat suite au gel de la valeur du point d’indice (près de 12% depuis 2010), et encore moins au déclassement salarial des enseignant·es ou à la situation salariale indigne des AESH.

En début de carrière l’écart est de 9,5% avec les pays de l’Union européenne et se creuse à 23,5% après 15 ans de carrière.

12 MESURES ONT ÉTÉ PRÉSENTÉES PAR LE MINISTRE LORS DE SA CONFÉRENCE DE PRESSE :

Jean Michel Blanquer a rappelé ce qu’on savait déjà :
- 600 ETP supplémentaires pour assurer les décharges de direction d’école,

- indemnité pérennisée de 450€ brut annuel. Une promesse d’augmentation de cette indemnité pour 2022 est annoncée, pas inutile quand celle de cette année n’a finalement été que de 37,50€ brut /mois ; Hors de question par contre que cette augmentation soit conditionnée à des contreparties comme des missions ou des responsabilités supplémentaires.

Mais le ministre veut aller plus loin et ce qu’il appelle une « direction consolidée » peut se résumer au renforcement de l’autorité du directeur ou de la directrice, au détriment du fonctionnement collectif, et sans répondre aux besoins urgents de temps, de création d’emploi d’aide et de formation.

En définitive, ces annonces confirment les visions d’un ministre qui voudrait diriger son ministère comme on « manage » une entreprise. Or, et encore plus après une année d’école sous Covid, le service public d’éducation a avant tout besoin de moyens et de personnels reconnus. L’école n’a nul besoin de ce “grenelle” et de nouvelles dénominations aussi jolies soient-elles pour alimenter un plan de communication mais bien d’un véritable plan d’urgence.

Plus d’infos sur les mesures en suivant le lien suivant : https://www.snuipp.fr/actualites/posts/grenelle-entre-renoncement-et-vision-manageriale