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STRESS AU TRAVAIL : lettre du SNUipp au ministre

mardi 15 avril 2008

Des négociations sur les conditions de travail dans la fonction publique devraient s’ouvrir après les négociations sur le dialogue social, dans un cadre fonction publique.

Suite au rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail, le SNUipp a écrit au Ministre de l’Education, afin que ces risques auxquels sont exposés les enseignants du premier degré soient pris en compte. Le SNUipp a demandé à ce que des discussions soient ouvertes avec le ministère de l’éducation pour que la spécificité des risques psychosociaux rencontrés dans l’exercice de notre métier soit prise en compte. Vous trouverez ci-dessous une copie du courrier rédigé par le SNUipp.

Paris, le 11 avril 2008

Gilles MOINDROT Secrétaire Général

à

Monsieur Xavier DARCOS Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche 110 rue de Grenelle 75357 PARIS CEDEX 07

Monsieur le Ministre,

Un rapport sur la détermination, la mesure et le suivi les risques psychosociaux au travail, vient d’être remis à Xavier Bertrand. Le ministre du travail a fixé comme objectif « de prendre toute la mesure du stress, d’y apporter les solutions, et de mettre clairement d’ici 2 à 3 ans, la France au niveau des pays qui apportent les meilleures solutions contre le stress au travail. » et a engagé des discussions.

Nous estimons que les enseignants du 1er degré y sont exposés sans qu’aucune réponse appropriée soit apportée. Cette absence de dispositifs provoque un véritable gâchis humain qui nuit à l’efficacité du service public et représente un coût économique réel (arrêts maladie, mise en disponibilité, baisse d’efficacité professionnelle, absentéisme...).

Le stress conduit à une dévalorisation qui peut déboucher sur une incapacité de travail. Beaucoup de maladies d’enseignants du 1er degré qui en sont consécutives ne sont pas reconnues comme maladies professionnelles (maladies cardio-vasculaires, anxiété, dépression, burn out, addiction, suicide...). La pénurie en matière de médecine du travail et de prévention entretient cette situation.

Ce constat, que nous faisons dans nos permanences syndicales comme dans les différentes instances où nous siégeons (CAP, commission de réforme...), est étayé par plusieurs études (MGEN, DARES).

La DARES (Direction de l’animation et de la direction des affaires statistiques) en octobre 2003 sur les conditions de travail dans la fonction publique fait état des indicateurs de charge mentale ressentie élevée par les enseignants du 1er degré : « les enseignants du premier degré déclarent nettement plus de pénibilités que les seconds (du second degré) ».

Monsieur le Ministre, nous vous demandons de prendre la mesure des risques psychosociaux auxquels sont exposés les enseignants et d’ouvrir des discussions avec les organisations syndicales pour apporter des solutions.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

Gilles MOINDROT

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