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Stages de remise à niveau

jeudi 10 avril 2008

Tout savoir sur l’organisation de ces stages ; la position du SNUipp sur le sujet.

Stages de remise à niveau

Rappel : ce dispositif a été mis en place par le ministère par note de service en date du 1er février 2008.

Ces stages de ’’ remise à niveau ’’ doivent se dérouler en trois périodes de l’année sur une durée 15 heures ( 3 heures par jour * 5 jours ), pendant les vacances de printemps, la première semaine de juillet et la dernière semaine des vacances de printemps.

Le public est constitué des élèves de CM en difficulté en français ou en mathématiques.

Les stages sont encadrés par des enseignants volontaires du ou des écoles concernées (regroupement d’écoles possible), prenant en charge un groupe de 6 élèves maximum ; les collègues concernés seront rétribués sur la base d’HSE (heures supplémentaires d’enseignement), bénéficiant d’une exonération fiscale et sociale.

Les stages se dérouleront dans une école dont l’ouverture est décidée en concertation avec le maire de la commune concernée.

Le dispositif doit être présenté au Conseil d’école et devrait être inscrit dans le volet d’aide aux élèves en difficulté dans le cadre du projet d’école.

Questions / réponses

Quelles sont les obligations pour les collègues découlant de la mise en place de ce dispositif ?

Les collègues informent les parents d’élèves de la mise en place de ce dispositif et procèdent aux recensements des élèves qui participeront, conformément aux instructions données en ce sens par les IA et les IEN.

Un enseignant non volontaire peut-il se voir imposer de participer ?

Non ; le dispositif repose sur le volontariat ; il ne relève pas des obligations de service des enseignants, qui sont fixées par décret.

Quelles sont les obligations des directeurs d’école dans la mise en place du dispositif ?

Ils doivent diffuser l’information et recenser les élèves que les parents souhaitent inscrire à ces stages.

Qui est responsable des locaux pendant ces stages ?

Les stages se déroulant hors temps scolaire, les locaux relèvent de la responsabilité du maire de la commune d’implantation (en principe par le biais d’une convention mairie/éducation nationale). Néanmoins, pendant le déroulement du stage, les enseignants présents pourraient voir leur responsabilité engagée en cas de manquement aux obligations de sécurité ; ces enseignants ont donc tout intérêt à s’assurer des modalités du plan de sécurité des locaux dans lesquels ils exerceront ; ils doivent par ailleurs bénéficier de la protection due au fonctionnaire dans l’exercice de leur mission puisqu’ils agissent en tant que personnels éducation nationale sur une action décidée par le ministère.

Qui est responsable des élèves pendant le stage ?

La responsabilité incombe à l’enseignant volontaire responsable du groupe d’élèves qui lui est confié ; il y a lieu d’établir une liste des présences et signaler les absences non justifiées (attention à bien disposer de tous les éléments nécessaires, ainsi que d’un accès à un téléphone).

Un enseignant à temps partiel peut-il être volontaire ?

Oui, rien ne s’y oppose puisqu’un enseignant à temps partiel peut percevoir des rémunérations accessoires ou relever du régime du cumul d’emploi.

L’assurance individuelle d’un collègue le protège-t-il dans ce type d’emploi ?

Nous conseillons de vérifier ce point avec l’assureur ; en effet, des clauses pourraient impliquer que l’assurance ne protège le collègue que dans son activité professionnelle principale, sans s’étendre aux activités accessoires.

L’assurance scolaire d’un élève inclut-elle la prise en compte de ces stages ?

Ces stages se déroulant hors du temps scolaire et ne relevant donc pas de l’obligation scolaire, il vaut mieux inciter les parents d’élèves à vérifier auprès de leur assureur que leur enfant est couvert dans ce cadre.

Nous signaler toute difficulté ou problème rencontré dans la mise en oeuvre de ce dispositif.

Proposition d’argumentaire à l’intention des membres des conseils d’école et des parents d’élèves

Le Ministère de l’Education Nationale a annoncé sans aucune discussion ou concertation la mise en place des stages de remise à niveau pendant certaines périodes des congés scolaires pour les élèves de CM1 et CM 2 présentant des difficultés en français ou en mathématiques. 3 périodes de stage sont prévues dans l’année, d’une durée de 5 jours à raison de 3 heures par jour, durant les vacances de printemps, la première semaine de juillet et ou la dernière semaine des vacances d’été. Le ministre estime que ces stages constituent un dispositif pertinent dans le traitement de la difficulté scolaire. Nous ne le pensons pas.

La réussite de tous les élèves est une préoccupation constante des enseignants.

L’aide aux élèves en difficulté doit se faire sur le temps scolaire, grâce à des dispositifs variés et l’intervention de personnels spécialisés. Cela renvoie au travail des enseignants et des équipes. Ce travail long et difficile doit être assuré dans le temps, sur toute la scolarité. Renvoyer le traitement de la difficulté scolaire hors du temps de l’école pointera l’élève en échec, le stigmatisera davantage, sans donner plus de sens à ses apprentissages, ni développer son autonomie.

La réussite scolaire passe aussi par le respect des rythmes de vie chez l’enfant. L’alternance de 7 semaines de classes et de 2 semaines de congé est depuis longtemps préconisé par les chercheurs. Il Un élève en difficulté a autant besoin de vacances que les autres enfants. Il doit pouvoir bénéficier de moments privilégiés avec sa famille et d’ouvertures sur les activités culturelles et de loisir. Le faire travailler plus ne signifie pas qu’il apprendra mieux.

Comme enseignants, nous avons des propositions concrètes. Répondre aux difficultés des élèves passe par :

 la réduction des effectifs par classe afin de mieux répondre aux besoins de chaque élève,

 l’organisation de séquences de travail en petits groupes et l’intervention de maîtres supplémentaires,

 des maîtres spécialisés intervenant dans les réseaux d’aide, des maîtres recrutés et formés et en nombre suffisant,

 le développement du travail en équipe pour les enseignants, le renforcement de la formation initiale et continue.

 Le remplacement des maîtres absents afin d’assurer la continuité des enseignements.

Nous souhaitons que les 23 millions d’euros dépensés pour ces stages soient utilisés pour répondre à toutes ces priorités. Ces 23 M€ permettraient de créer près de 700 postes.

Pour toutes ces raisons, nous déplorons ce bricolage totalement improvisé. Nous faisons le choix de ne pas entrer dans ce dispositif.

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